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3.3 Tertiaire

Started by Thomas DIPPE in Plan Climat-Air-Énergie Territorial / CC Dourdannais en Hurepoix 8 months ago

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Il est prévu par le scénario AMS une légère augmentation des consommations énergétiques du secteur tertiaire de 22% (soit 14,2 GWh) à horizon 2030 et une réduction de 31% (soit 19,9 GWh) à horizon 2050 par rapport à 2012 (année de référence de la LTECV) ; et de réduire les émissions de GES de 72% (soit 9,8 kteqCO2) à horizon 2030 et de 98% (soit 13,3 kteqCO2) à horizon 2050 par rapport à 1990.

 

Sont considérés à horizon 2030 pour les consommations énergétiques du secteur tertiaire une baisse des consommations de chauffage permises par des actions modérées de rénovation des bâtiments et de renouvellement des équipements de chauffage et une augmentation des usages de la climatisation (malgré des gains d’efficacité). La rénovation du parc tertiaire est en lien avec la volonté de la CCDH inscrite dans le projet de territoire d’améliorer la qualité paysagère, architecturale et servicielles des parcs d’activités. Il est à noter une baisse de 9% des consommations énergétiques des bâtiments du secteur de l’enseignement traduisant un effort particulier des collectivités territoriales propriétaires. Concernant le secteur de la santé, celui-ci est le plus impacté par l’augmentation des besoins de climatisation. 

Les projections de consommations énergétiques pour 2030 reposent sur des hypothèses de stabilisation des surfaces tertiaires par employés mais avec une hausse du nombre d’employés de ce secteur de 15% (environ 860 emplois supplémentaires par rapport à 2015), et en conséquence des surfaces disponibles pour les activités tertiaires. Cette dernière hypothèse permet d’intégrer la nécessité de renforcer l’attractivité économique de la communauté de communes et d’assurer une certaine proximité entre habitat et emploi, condition de réussite d’un processus global de transition énergétique.

  •  En intégrant l’ensemble de ces hypothèses la consommation énergétique attendue du secteur tertiaire pour 2030 est de 77,6 GWh, soit une baisse totale de 0,8% par rapport à 2015.

 

Concernant les consommations énergétiques du secteur tertiaire à horizon 2050, c’est le scénario de 2030-2050 de l’ADEME qui a été pris en compte et qui prévoit pour cette date une baisse de 20% des surfaces par salariés et la poursuite des actions de rénovations et d’efficacité énergétique permettant des gains de 30% de consommation. Il est également pris en compte une réduction de 7% de la population en âge de travailler avec le vieillissement de la population, compensant largement les créations d’emplois liées à la croissance démographique.

  • En intégrant l’ensemble de ces hypothèses la consommation énergétique attendue du secteur tertiaire pour 2050 est de 43,5 GWh, soit une baisse totale de 44% par rapport à 2015.

La part des consommations énergétiques du secteur tertiaire dans l’ensemble des consommations énergétiques est passée de 17% en 2015 à 21% en 2030 et 18% en 2050.

 

De la même manière que pour le secteur résidentiel, les émissions de de gaz à effet de serre vont sensiblement baisser dans le scénario AMS en raison des efforts en raison des efforts en matière d’efficacité énergétique, de substitution d’énergies carbonées vers d’autres sources d’énergies et d’utilisation de matériaux moins générateurs de GES. Une vigilance spécifique devra être conduite visant à limiter les effets d’une hausse de l’utilisation de climatisation dans le secteur tertiaire : en limitant au maximum son usage et en contrôlant l’étanchéité des équipements (les fluides frigorigènes ayant un potentiel de réchauffement global très important). Il est donc prévu d’atteindre 3,8 kteqCO2 à horizon 2030 et 0,3 kteqCO2 à horizon 2050 soit une baisse respective de 68% et 97% par rapport à 2015. Il est donc envisagé une décarbonisation quasi-complète du secteur tertiaire malgré la hausse des emplois prévus.

 

Concernant la qualité de l’air, la baisse des émissions de polluants atmosphériques provient notamment du remplacement des systèmes de chauffage utilisant les produits pétroliers par des systèmes moins émetteurs d’oxydes d’azote et l’utilisation de produits et procédés plus « propres » car moins émetteurs de particules. 

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