Le pas de côté cévenol

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Eléments de définition de la raison d'être et des objectifs de ce réseau: attentes, envies, propositions, questionnements....

Vous êtes invités à partager les raisons de votre participation ou/et intérêt pour cette proposition. Vos attentes, envies, idées et questionnements, afin que nous puissions déboucher sur la définition d'objectifs et d'un fonctionnement. Voyez ça tout d'abord comme un brain storming, ça peut ne pas être très construit, chacun fait ce qu'il sent.

Karine


Started by Karine FROSTIN in Le pas de côté cévenol May 11, 2021 11:34 AM

Bonjour Karine, 

J'aimerais agir pour une vie simple pleine de solidarité, construire et aider à construire des oasis, où l'exploitation et le rendement ainsi que le mot travail seront bannis de notre vocabulaire. Elaborer des systèmes de mise en réseaux en évitant la pègre internet (ggle, fb ...) 

J'espere moins de blabla pour plus d'actions positives, s'entraider à boycotter toutes pègres (super marché, pharmacop, insdustrie, education national etc..). s'alimenter  ensemble pour apprendre à vivre autrement au service de la vie, tout en prenant compte de la réalité du quotidien de chacun qui nous oblige tous aux compromis. la radicalité n'a jamais été un bonne exemple. 

Ma recherche personnel d'autonomie est fixée sur 5 axes : Savoir se loger, se nourrir, se vêtir, se guérir, se défendre.

Je ne veux plus lutter contre mais agir pour. Je ne veux plus blablater mais communiquer (mettre en commun) avec. 

Voila en résumer mes axes de combat. 


Nb: Après changement d'emploi du tps je suis disponible le 16 mai ... As tu un lieu pour la réu ?

bastienminederien May 14, 2021 1:48 PM

Salut Bastien,

merci pour ce partage inspiré et inspirant!

Oui il y a un lieu: bord de rivière entre après Aujac sur la route de Génolhac. Rdv avant le pont vers midi pour qu'on puisse se trouver un coin sympa. Sinon pour ceux qui arriveront plus tard, je les guiderais par téléphone.

Cool si tu peux être là!


Karine FROSTIN May 14, 2021 9:08 PM

Quant à moi voici mon positionnement/questionnement et ce que j'attends ou espère d'un tel réseau:

je pense que notre système, auquel notre humanité n'est plus adaptée, est sur le déclin. Ce qui se passe en ce moment le confirme: nous ne sommes plus en capacité de faire face à des situations de crises. Nos réponses sont complètement inadaptées et vont à l'encontre de nos intérêts d'êtres vivants. ça fait longtemps que ce système est délétère pour l'ensemble de la planète mais maintenant j'ai pris vraiment conscience que rien ne changerait et qu'il se défendrait jusqu'à son dernier souffle. Je n'attend donc plus grand chose de lui, en théorie parce qu'en pratique c'est plus compliqué. Ce serait plus juste de dire que je souhaiterais n'attendre plus grand chose et pouvoir m'orienter vers la construction d'autres rapports au monde. Moi aussi je veux non plus lutter contre mais lutter et oeuvrer pour.

La période qu'on vit est plutôt positive si on prend en compte tous les possibles qui s'offrent à nous, mais ça ne se fera pas sans désastres parce que le système fera énormément de dégâts en s'effondrant et que ça prendra peut-être du temps.

Tout ça m'oblige à me placer dans une perspective de continuité et de sortir de cette position auto-centrée qui fait partie de notre culture: je ne suis plus en colère contre les générations des 30 glorieuses qui ont bouffé tout le gâteau et qui se sont bercés d'illusions de toute puissance et de toute indépendance. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à leur place. ça serait facile finalement de continuer à juger sans trop se poser de questions... Si je suis honnête avec moi-même, le changement est difficile, la culpabilité grande et je ne parle pas du sentiment d'impuissance... Alors pourquoi aller jeter la pierre à ceux d'avant? Pour me défouler, pour me libérer de mon anxiété, de ma peur, refiler le bébé à d'autres?

Je sais aussi que ce n'est pas moi (ma génération) qui aura à construire un nouveau monde, c'est ceux d'après qui vont y être forcés parce qu'ils vont vraiment en chier. Nous nous restons dans une situation confortable, au tout début de désastres écologiques, météorologiques, économiques, disparition du vivant, probablement de la démocratie (même si elle est souvent toute relative)... Mais je ne veux pas me contenter de les plaindre. Je veux participer d'abord à leur offrir toute la confiance inconditionnelle dont ils vont avoir besoin. Finalement je pense que notre possibilité d'action se situe dans une mutation intérieure pour constituer une bonne charnière bien solide. Une mutation qui nécessite d'aller à contre-courant, d'être parfois dans un grand isolement. De faire le deuil du système de repères dans lequel on a grandi , d'aller vers l'inconnu en évitant l'écueil de nouvelles certitudes et de nouveaux dogmes... Accepter de ne pas savoir ce qui va se passer ou ne pas se passer, accepter les différents pas de côté, de ne pas tous avoir les mêmes questions et les mêmes réponses. Se reconnecter à cette grande force du vivant qui relie aux autres, au monde et à l'adversité, parce que, comme le dit un proverbe persan, rien n'est fermé à part nos yeux.

Finalement c'est un bébé collectif que nous avons dans les bras et il reste en devenir. Comme tous les bébés, si on décide qu'il est moche et taré, il a de grandes chances de l'être...et pourquoi ne serions-nous capable que du moche et du taré?

Bises!

Karine


Karine FROSTIN May 15, 2021 10:32 AM

Pour ma part j'ai le désir de "rencontrer", dans ces temps où nous nous contentons le plus souvent de croiser, côtoyer, respecter (qui peut être l'équivalent de "supporter"), et encore... dans le meilleur des cas ! Rencontrer les autres reste finalement assez rare ; il faut des lieux propices, de la confiance, et aussi la possibilité de faire des choses ensemble. J'aime et j'ai besoin de solitude (j'écris) mais rencontrer au sens fort me réjouit et me grandit, m'agrandit (je mène des ateliers d'écriture), bien que la solitude de l'écriture soit déjà très peuplée, de toutes sortes de voix.

Une idée me vient à l'instant : pour ceux qui préfèreraient répondre à l'oral plutôt qu'à l'écrit, je veux bien la prochaine fois prendre des notes et retranscrire ici pour eux l'essentiel de ce qu'ils m'auront confié.

Très bonne journée à toutes et tous !

Juliette


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juliette mézenc May 18, 2021 9:32 AM

Bonjour, 

juste un mots pour vous remercier de vos écris partagés, Juliette, j'aimerai avoir plus d'infos sur tes ateliers d'écritures ? 

NB : Je suis disponible le 20 juin pour accueillir chez moi, notre prochain grand "meeting existons ciel". 

Belle fin de journée à vous

Bastien

bastienminederien May 18, 2021 6:28 PM

Bonjour Bastien, je vous parlerai volontiers d'écriture et d'ateliers d'écriture lors de la prochaine rencontre... et on peut très bien envisager en juillet un atelier en extérieur (la meilleure façon de se faire une idée), nous l'avions d'ailleurs déjà évoqué, à suivre donc !

A bientôt,

Juliette

juliette mézenc May 25, 2021 10:20 AM
Bonjour à tous.tes, Comme ça fait du bien de vous lire :) Je me retrouve dans vos écrits. Je suis ici également parce que je ne veux pas lutter contre mais agir pour, agir pour la construction ensemble d'un monde qui nous ressemble davantage parce que davantage relié au vivant. Je pense aussi que cela passe par un travail intérieur ; travail intérieur personnel et travail collectif à développer au titre d'un projet sociétal qui enseigne le lien entre les conflits extérieurs et les conflits intérieurs, et comment les dépasser. Au plaisir d'échanger avec vous, Magali
magali.paris75 May 31, 2021 10:54 AM

Bien le bonjour tout le monde,

je pensais avoir envie de faire court avant notre dernière rencontre et nos discussions chez Bastien.  Puis j’ai réalisé à quel point c’était important, d’une part pour que le groupe perdure, s’étoffe, s’enrichisse, s’ouvre encore… d’autre part parce que cela valait le coup en soi de me creuser la tête et d’essayer de partager ce que je faisais là, ce que j’y cherchais.

J’ai participé à des luttes mais n’ai jamais réussi à m’inscrire dans une organisation, un mouvement constitué. Passée la joie du « soulèvement » ou de l’émergence du rassemblement, immanquablement surgissait la définition de la bonne pensée (celle qui est pure, électorale…ou quoi que ce soit d’autre). Je n’ai pas de bonnes pensées, de pensées pures, j’ai besoin des autres pour penser…mais pas à ma place, pas en gommant ce qui ne rentre pas.

Ce qu’on appelle la pensée dominante (qui s’incarne de beaucoup de façons) est pour moi modelée sur un motif « thèse, antithèse, synthèse », par exemple gauche, droite, centre. Comme s’il n’y avait qu’un fil de pensée possible, la gauche et la droite étant de même nature (je conteste en passant) et qu’il suffisait d’y déplacer un curseur, une statistique, un pourcentage, pour aller de l’un à l’autre. Et décrédibiliser le tout. Tout en gardant l’air très sérieux, parce que faire de la politique est une élaboration mentale sans raté, sans humour et sans amour, sans tripe, sans imaginaire et créativité, sans joie, sans faille, sans contradiction, sans vie.

Je rêverais bien une humanité plurielle, qui tâtonne avec son environnement plutôt que contre celui-ci. Qui s’invente des fonctionnements.  Je voudrais vivre pleinement à une petite échelle, pas pour exclure, m’enfermer, ne pas rencontrer ou voir ailleurs différemment mais pour avoir la possibilité de vivre, expérimenter et partager à une échelle compréhensible avec mon corps, mon esprit et mes moyens, des liens et des projets auxquels je pourrais trouver du sens, sans refuser mais sans attendre qu’ils viennent d’ailleurs.

Je ne prétends pas définir le collectif (ou réseau ou autre…), il s’agissait là de ce que je recherche et de là où j’en suis. Par contre j’ai trouvé dans nos rencontres quelque chose qui me nourrit et qui est de cet ordre-là : des rencontres inattendues, des gens qui font des choses différentes mais qui semblent ouverts et avoir envie de contact, de construction positive et créative, d'alternatives à ce qui nous est proposé et imposé.

La forme de mélange de rencontres et d’échanges conviviaux, de partage concret d’expériences issues de nos univers différents, d’informations « intervallées » et autres me plaît. Mais cela peut aussi en prendre d’autres : de l’entraide, à des niveaux différents selon nos besoins et envies… et puis de la convergence des luttes m’iraient bien aussi.

Bien bonne journée à vous, au plaisir de vous revoir,

Nathalie

Frostin Nathalie June 27, 2021 2:13 PM

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salut !

je m'essaie à l'expression des attentes quant à nos rencontres... un peu en vrac.

Je pense avoir déjà dit que je ne savais pas bien quoi en attendre de concret, quoi y apporter non plus.

j'ai voulu l'an dernier m'inscrire dans les actions éventuelles du tout nouveau groupe XR (action rebellion) Gard, mais il marche au ralenti à cause du contexte covid et peut-être du manque de volontaires aussi. et puis les réu sont sur Alès, c'est loin.

Mais spontanément, mon désir du moment irait vers l'organisation d'actions du type de celles qui se font sous cette bannière. de l'activisme. créatif ! (peut-être c'est vain, peut-être pas tout à fait. c'est ce qui m'attire en tout cas). Et en plus local, ça me botterait.

Et tout de suite, mes limites : je suis un peu débordé par ma vie et mes activités depuis qqs temps.

D'où ma prudence : je viens d'abord pour voir, écouter, partager, passer des bons moments en toute convivialité, tisser du lien local.

du contexte covid certains ont retiré une haine décuplée pour nos instances dirigeantes et nos institutions. moi pas. je ne les aime pas plus qu'avant mais le sentiment qui prévaut pendant cette crise est d'abord je l'avoue un certain dépit quant à la propension à observer, dans les milieux anticapitalistes, écolos, artistes, "marginaux", alternos…, une réaction épidermique, un rejet de principe pour tout ce qui vient "d'en haut", sans distance, un anti-moutonnisme clamé haut et fort qui me semble-t-il est au fond bien moutonnier lui aussi.

j'ai le sentiment que ça ne fait pas bien avancer le shmilblick.

j'aurais de quoi écrire des tartines (horriblement virulentes de relativisme plombant) sur les sujets de l'actualité brûlante en période covid, parce que je regarde tout cela avec prudence et juge très complexes et ambivalentes les questions des masques, vaccins, santé, confinement, culture et libertés malmenées...

je ne le ferai pas ici (l'essentiel selon moi étant de s'entendre sur le fait que cette maladie est une réalité, que c'est loin d'être anodin, pas le résultat d'un complot, d'un calcul, et que de quelque manière autre qu'ait pu être gérée cette "crise", il y aurait très probablement eu des dégâts et du malheur).

juste, je redis à peu près ce que j'ai dit quand Karine a fait son appel : il y a pour moi des questions écologiques sur lesquelles on a un grand recul, à propos desquelles se dégagent des consensus majeurs (érosion de la biodiversité, réchauffement climatique - pour le bien-vivre de tous du court au long terme) et d’autres, sociales, qui n’ont pas l’apanage de la preuve scientifique (ou pas aussi évidemment partagée) mais sont une évidence pour beaucoup (précarisation des travailleurs, repli sur soi ou ceux de son clan/camp, de sa chapelle, dématérialisation désocialisante, consommation abêtissante... - pour partie de ce qui impacte d'ores et déjà de grandes parties de la population - , exploitation renouvelée d'une partie Sud du Monde au profit d'une minorité au Nord...) - ce qui ne veut pas dire qu'on ne puisse plus en discuter bien sûr, détailler, nuancer, ni que les questions écologique et sociale ne s’entrelacent pas, ne résonnent pas l’une avec l’autre - et c'est selon moi sur cette base qu'il faut faire front, combattre ET construire, être anti ET être alter, ET savoir reconnaître aussi ce qui fonctionne parfois dans le "mainstream", la high-tech, l'industrie, reconnaître le poids écologique d'une certaine "culture" (= divertissement culturel - portée parfois aux nues sans aucune distance critique, en oubliant que la culture est partout...) ce dont on jouit nous aussi, tout anti ou alter que l'on se prétende. savoir reconnaître que l'autre monde que l'on appelle de nos vœux est en prélude de début de démarrage de commencement d'expérimentation et qu'on ne sait pas le moins du monde si appliqué à grande échelle il fonctionnerait. d'ailleurs il y a sans doute autant d'autres mondes que de personnes qui en appellent à celui-ci. Pour moi, il est urgent d'essayer, sans pour autant pavoiser. il est urgent de s'opposer à ce qui déconne grave, sans brocarder tout l'existant. il est nécessaire, crucial, de ne pas opposer ceux qui sont plus anti, ceux qui sont plus alter, les marginaux et ceux qui veulent changer les choses de l'intérieur, ceux qui votent et ceux qui ZADent, ceux qui parlent (ou écrivent, ou créent) et ceux qui construisent, ceux qui rêvent et ceux qui calculent, ceux qui consomment et ceux qui luttent, ceux qui dirigent et ceux qui subissent (savoir reconnaître le pouvoir de direction de ceux qui subissent - aussi petit soit-il -, la propension des dirigeants à subir leur propre "système")...

regarder en face les responsabilités multiples, hiérarchiser sans caricaturer, choisir mes combats en fonction de ça, et/ou en fonction de ce qui a le plus de chance d’efficience. tout faire pour rester lucide du pourquoi de mes choix, être toujours prêt à les revoir à l'aune d'une découverte, d'un apprentissage. Être mesuré pour analyser les choses avec la tête froide, ET être virulent dans le combat, TOUT AUTANT envers les puissants qu’envers moi-même. Je ne mets à titre personnel (presque) plus aucun espoir dans ce qui ferait l’un sans (un minimum) l’autre.

s'il devait y avoir un maître mot, ce serait l'humilité. mais au service de l'engagement. acter que je ne sais pas tout, et agir quand-même, se mouiller. assumer d'être "croyant", pas certain mais agissant. vivant, car "connecté" (mais il n'est pas question ici de smHARDphone ou autre béquille techno, vous l'aurez compris), d'abord aux gens proches géographiquement. voilà pourquoi je suis des vôtres. voilà pourquoi j'espère que ce groupe pourra s'ouvrir encore à d'autres, dans toute la bienveillance possible, et sera générateur de création, d'actions communes, de partage. un seul des trois, c'est déjà beaucoup.

gare à l'emphase, je sais que je ne dis pas grand chose, et rien de bien neuf (et un peu flou peut-être), mais bon voilà, c'est tenté.

amour, rage, pâtes au pistou et charlotte au chou.

Jonas



Jonas July 3, 2021 12:10 AM

Bon ben j'me suis pas trop mouillé jusqu'à présent mais j'ai tout lu bien planqué derrière la carreau de mon smHARDphone. Faut bien être honnête à ce stade puisque les poteaux du pas de côté tentent de coller au plus juste de leurs motivations. Voila le constat: Karine c'est ma voisine et je l'aime bien. Juliette c'est mon amour et je l'aime tout court. Du coup ce que font ces filles m'intéresse. Ça fait de moi un suiveur c'est fatal. Mais ça me va. Et puis même si je poursuit pas un objectif, j'ai les idées bien trop embrouillées pour en démêler un du merdier ambiant et du désastre annoncé, j'aime bien l'idée de ces rencontres avec une vrai bonne volonté de partager sans cramer du gazoil et s'enrichir sobrement. En fait c'est la lecture du mot de Jonas qui m'a fait réagir et j'ai eu très envie de parler du livre que je lit actuellement qui semble comme un prolongement de la volonté de nuance que je lis dans ces propos. Mais je dirais pas le titre là tout de suite car ce fil de discussion sur nos attentes du pas de côté n'est pas le lieu d'une polémique. Une façon pour moi de dire que la réponse à une attente se fait parfois avant qu'on se pose la question. Et c'est vraiment chouette.

Stéphane Gantelet July 4, 2021 10:41 AM

roooh le suspense, je veux en savoir plus sur ton livre !

mais je comprends ton désir de non-polémique. tu m'en parles par mail ? ;)

bises à tousse !

jonas

Jonas July 14, 2021 9:19 PM

Salut!

Je rentre fraichement de Bretagne (dans les 2 sens du terme) ou j'ai participé, avec 2 ados, à une déconnexion numérique et informative. Je découvre donc que la rencontre de ce mois a lieu ici, en quelque sorte, sur la plateforme. Je pensais bien que ça serait compliqué de se retrouver cet été, avec tous ces chats qui attendaient d'être fouettés depuis quelques mois. Mais c'est bien comme ça.

Je suis partie moi aussi avec des choses en tête suite à la rencontre chez Bastien. Des choses un peu floues et la sensation que quelque chose, au fil des rencontres, continuait à se dessiner. J'ai laissé le vent, la pluie et les marées de la Manche brasser tout ça et me revoilà avec un flou non éclairci mais délibérément. D'ailleurs je retrouve ce brassage dans ce qui a été dit par Nathalie, Jonas et Stéphane. Vous étiez aussi en Bretagne?

Lors de cette dernière rencontre, certains ont posé le problème du manque de clarté dans la raison d'être de ce collectif-réseau. Le flou les gênait. J'avoue que moi aussi ce manque de définition me chagrinait quelque part aux entournures. Une discussion s'en est suivie qui a permis de faire bouger un peu les lignes (en tout cas chez moi), avec comme touche finale l'arrivée de François, poète violoniste, qui est venu poser un de ses textes, sans le savoir, pile poil sur notre questionnement en chemin. Une porte s'esquissait : c'était inconfortable d'être dans quelque chose de peu défini mais finalement n'était-ce pas ça la richesse de l'expérience?... une phrase de Michèle a commencé à ouvrir cette petite porte: et si on acceptait de ne pas mettre de cadre, de laisser le flou? (et puis qu'est-ce que c'est que le flou...) De laisser être ce qui est et venir ce qui vient? La discussion s'est ensuite engouffrée dans l'encoignure: mais oui, faisons ça! Le cadre peut être réducteur et simplificateur quand il est motivé par un besoin, une gène. Comme un tableau un peu penché qu'on a envie irrépressiblement de redresser. C'est pas carré! Et bien et si le pas de côté se trouvait non pas dans la remise en question du système extérieur mais dans le questionnement de nos propres mécanismes réducteurs? Ceci absolument pas dans le but de se flageller collectivement à propos de nos esprits parfois bien étroits, mais d'accueillir ce qui vient et non pas ce qu'on a décidé inconsciemment qui devait advenir.

Je laisse François conclure mon propos (avec sa permission):

"A trop vouloir souvent trouver le projet idéal, j'ai oublié que le vent est en lui-même son propre graal, qu'il n'y a rien à chercher, juste à jouir du présent, que la perle cachée empêche de voir l'océan."

Kenavo!

Karine

Karine FROSTIN July 19, 2021 4:17 PM
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